Les Brésiliens indigènes insistent sur la revendication de leurs terres ancestrales

Lors d’un rassemblement dans la capitale Brasilia mardi, plus de 6 000 Brésiliens indigènes ont exhorté la Cour suprême du pays à ne pas toucher à leurs zones ancestrales et à autoriser la création de nouvelles zones protégées.

Les manifestants rassemblés devant le tribunal ont utilisé 380 lampes pour épeler les mots « Brésil, terre indigène », selon un communiqué de l’organisation faîtière indigène Apib. Mercredi, la Cour suprême devrait se prononcer sur la revendication des peuples autochtones sur leurs terres ancestrales.

La décision du tribunal concerne un argument juridique connu sous le nom de Marco Temporal, dont les défenseurs autochtones craignent qu’il ne légalise le vol de terres autochtones. Les intérêts commerciaux qui veulent exploiter les terres autochtones pour l’exploitation minière et l’agriculture industrielle utilisent le Marco Temporal pour affirmer que les peuples autochtones doivent prouver qu’ils occupaient les terres en question lorsque la constitution du Brésil a été adoptée en 1988.

La décision de mercredi guidera le gouvernement fédéral et les futurs tribunaux dans le règlement des questions foncières autochtones et la résolution des droits autochtones. Les représentants autochtones ont organisé des manifestations à Brasilia depuis dimanche avant la décision. Ils ont également manifesté devant le Congrès national, portant des affiches avec des slogans comme « Bolsonaro dehors », selon la Deutsche Presse-Agentur (dpa).

Le président de droite Jair Bolsonaro est un partisan de l’exploitation économique de la région amazonienne et a annoncé lors de la campagne électorale de 2018 qu’il ne désignerait plus un pouce de celle-ci comme zone protégée.

Ce projet de loi, qui a été adopté par le comité de la chambre basse en juin et doit maintenant être soumis au Congrès au complet, est l’une des nombreuses initiatives législatives que les militants autochtones et les écologistes disent que Bolsonaro et ses alliés tentent d’utiliser pour faire avancer l’agriculture. et l’industrie dans les forêts du Brésil en voie de disparition rapide, y compris la forêt amazonienne cruciale.

« C’est une affaire très importante à un moment où nous assistons à de nombreux reculs en termes de droits des autochtones », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Juliana de Paula Batista, avocate à l’Institut socio-environnemental (ISA). https://laminute.info/